Flash mob avec attitude
Le monde change, comme d’habitude. La ligne qui séparait le spectateur de l’acteur est maintenant floue. Nous voulons tous jouer la comédie. L’émergence des télé-réalités le prouve bien.
C’est dans cette nouvelle culture qu’est né le flashmob. Pour ceux qui l’ignorent, un flashmob c’est : « le rassemblement d’un groupe de personnes dans un lieu public pour y effectuer des actions convenues d’avance avant de se disperser rapidement.» Ce que Wikipédia oublie de dire c’est que le flashmob se fait filmer et se retrouve à la pelle sur youtube. C’en est devenu un véritable sous-genre de la webvidéo.
Un flashmob c’est un sursaut du réel qui vous plonge dans une autre dimension grâce à l’absurde.
Un flashmob ce n’est pas un gros rassemblement de gens qui dansent sur une musique hip hop à la mode. Enfin, c’est parfois ça. Reste que au delà du récréatif les meilleurs flashmob remettent en question notre perception du réel.
Tout est permis dans le respect. On se donne en spectacle pour divertir, pour faire rire, pour amener le passant ordinaire à un voyage dans l’absurde. Le plaisir du flashmob c’est de reprendre contrôle sur l’espace public. Ça engendre le sentiment d’être illicite. C’est avec légèreté qu’on défie un cadre légal résiduel (comme pour le No pants day). C’est avec humour qu’on fait fi de règlements qui nous enferment dans le conformisme.
Je vous invite à visionner cette liste des meilleurs flashmobs pour comprendre les possibilités du genre (dont plusieurs sont le fruit d’Improv everywhere).
Et ici? Les marches de zombies et le dîners en blanc existent déjà à Montréal. Il y a donc un capital humain important de gens près à investir l’espace public avec un grain de folie. Reste que la majorité des flashmob montréalais réalisé avec youtube en tête n’ont pas levé. La raison? Ceux que j’ai vu avait un gros défaut: reprendre des propositions déjà faites sans les amener plus loin.








Discuter