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Archive du septembre, 2008

Une dernière incursion dans la politique étasunienne pour bien finir ma thématique de la semaine. Un programme double pour un vendredi pluvieux. Hier j’évoquais le pétrole, aujourd’hui un certain regard sur la guerre et la religion, les incontournables de la campagne présidentielle.

J’ai découvert « When I came home », un documentaire qui relate la réalité troublante de certains vétérans américains qui se retrouvent dans la rue sans aide de l’état à leur retour de la guerre.

Voici la bande-annonce.

Ici vous trouverez le site officiel du film.

Troublant. Ces vétérans seraient-ils abandonnés de tous? D’une droite sans coeur et d’une gauche qui rejette la guerre? Difficile de devenir un faible en terre étatsunienne.

La deuxième vidéo que je vous propose c’est une chanson improvisée par un mec qui en a marre de l’omniprésence du lobby de la droite religieuse américaine. Une chanson à apprendre par coeur pour votre prochaine visite dans la « Christian belt ».

Ce qui m’amène à une petite réflexion sur l’évolution des idées…

À la lueur des campagnes américaine et canadienne, il est évident que les idées « progressistes » n’ont pas particulièrement progressé grâce à Internet. Notre nouvel méga outil de communication sensé ‘libérer le monde de la tyrannie du mass média et permettre à une expression plus citoyenne de fleurir » n’a pas changé grand chose aux sondages d’opinions. Comme d’habitude, ça oscille de gauche à droite. C’est qu’il y a autant de charabia produit d’un camp comme de l’autre.

La question qui m’intéresse est plus d’ordre philosophique voire anthropologique. Qu’est-ce qui fait que les individus répondent à des stimulis plutôt qu’à d’autres? Il y a une réponse de droite et une réponse de gauche à chaque question. Il semble que l’on est génétiquement configuré pour pencher d’un bord ou de l’autre.

La difficulté pour l’électeur est de se placer au dessus de sa propre logique (dictée par ses émotions et biais) et d’embrasser une logique plus universelle. Rare sont ceux qui osent penser différemment de leur ancrage génétique et social. Par exemple, dans un milieu de gauche considérer les opinions de droites prend l’allure d’une trahison et peut sérieusement discréditer le libre penseur dans son cercle social. On l’invective, on l’accuse d’hérésie, on le bannit et parfois on le brûle sur la place publique. Idem dans un milieu de droite. Logiquement, on devrait chercher à comprendre le point de vu adverse et s’y confronter. Cette perspective crée un inconfort et engendre la peur d’être banni. La majorité des gens préfèrent surfer sur des indignations pré-fabriquées.

Est-ce possible de nous extirper de notre condition humaine?

Oui, si on remplace n

os gouvernements par des robots. Quand j’aurai le secret des réponses darwiniennes du cortex primitif de l’être humain, je pourrai mettre à exécution mon plan de domination mondial robotisé. Mais je vais finir par me convaincre à la fin…

Y en a qui ont d’autres idées?

12 septembre 2008

Parce que je ne me lasse pas de la politique nord-américaine, voici le constat économique d’environ 5 milliards d’années d’histoires en moins de 5 minutes.

On se dit que le pétrole est potentiellement le seul enjeu de ces campagnes abrutissantes qui doivent composer avec des gens peu informer (je m’inclus dans la masse). Paradoxalement, on détourne notre attention sur des affects qui n’ont rien à voir avec la réalité – comme cette histoire de rouge à lèvre et de cochons.

Donc une vidéo présentée par le Good Magazine. Un nom modeste et à peine moralisateur. Ceux qui disent que les chrétiens se transforment en écolo n’ont vraiment pas torts. Je me demande si je ne devrais pas leur soumettre ma stratégie d’instaurer une domination mondiale par les robots qui gèreraient, à la manière de Dieu, le comportement des humains afin d’éviter la catastrophe. Ce n’est pas que mon plan manque de sens mais bon, je dis ça pour plaisanter!

Pour voir d’autres vidéo de Good Magazine, visiter leur chaîne sur Youtube.

12 septembre 2008

Je crois que je vais mettre en pratique mon plan de parti politique totalitaire de manière futuriste. L’idée c’est d’abolir la démocratie puisque la politique emmerde les gens qui préfèreraient écouter Loft Story en paix. Moi je vous règle le problème. Hier en regardant cette vidéo (qui suit), je me suis dit qu’il fallait en fait laisser les robots gouvernés, comme dans The Matrix. C’était une idée géniale quand on y pense bien. On suppose des robots d’une intelligence supérieure. L’homme se serait enfin inventé des Dieux (ou un Dieu parce que ça pourrait être juste un méga ordinateur). J’aime mes plans politiques.


Cut Chemist – 1st Big Break from eyestorm on Vimeo.

Cool cette vidéo hein? Une belle allégorie de l’invasion des robots ;o) En tous cas, ça me fait toujours plaisir de dénicher des délires comme celui-là.

Une remarque. En moins de 3 secondes j’étais accrochée par la vidéo. Je peux zaper une vidéo en moins d’un quart de seconde juste en voyant la première image. C’est sûr que si on me conseille de regarder la vidéo jusqu’au bout, ça se peut que je fasse un effort – principe viral – mais c’est risqué. L’art des 3 premières secondes est un ingrédient essentiel au succès d’une vidéo sur internet.

Il s’agit d’un vidéoclip de Cut Chemist un turntabliste que je ne connaissais pas mais que je suis absolument ravie de découvrir et de partager avec vous. Il m’a semblé que la vidéo est légitimement sur Vimeo mais je peux me tromper… J’avoue qu’en général j’évite les vidéoclips qui ne sont pas visibles sur la page de l’artiste… Ah difficile parfois de s’y retrouver avec les droits d’auteur. Je cède à mon envie de vous montrer cette vidéo malgré mes principes.

En passant, je plaisantais. Vraiment, je n’ai aucune intention d’abolir la démocratie. Vraiment… (Sauf parfois quand j’ai trop bu et que j’essaie de me rendre intéressante dans un parti euh je voulais dire party!!!)

10 septembre 2008

Pour continuer dans ma lancée politique d’hier, je vous présente le site Barely Political qui nous a donnée le succès viral Obama Girl.

La vidéo suivant présente les choix fanas de comic book. J’aurais pas cru qu’il y avait autant de républicains.

En tous les cas, vous voyez le topo: la vidéo web s’empare du politique à sa manière, dans la satyre.

09 septembre 2008

C’est officiel, la campagne électorale canadienne est lancée. Ça sera pour le 14 octobre et ça s’annonce aussi palpitant qu’une course de char Tata. Que ce soit lors d’un discours de Dion ou Harper, on entend les mouches tomber par terre tellement que c’est pas inspirant.

D’un autre côté, de la frontière je veux dire, ça grouille plus. On est pas loin du divertissement, de la saga aux mille rebondissements. C’est le 8 novembre, que les états-uniens vont donner au monde un très attendu nouveau leader. Ici, les gens se disent que ça sera Barak Obama. Mais moi je suis pas sûre qu’il va réussir son entreprise de charme. Les États-Unis ont pas mal changé depuis Kennedy.

Tout ce préambule vise à vous inviter à suivre la campagne étatsunienne via Le Political Lunch. Il s’agit de capsules quotidiennes de quelques minutes qui résument les faits saillants de la journée. Le ton est dynamique et sarcastique. Lors de l’investiture démocrate, Je me suis retrouvée accro bien malgré moi à ce rendez-vous quotidien.

Y a-t-il un political lunch Canadien? Va falloir l’inventer sinon et vite avant que l’on sombre dans un ennui tellement profond que du comas on n’irait plus voter.

Je vous donne en exemple de capsule du Political Lunch celle qui nous présente Sarah Palin, la candidate à la vice-présidente qui risque de faire plus parler d’elle que John McCain.

08 septembre 2008


Aujourd’hui, deux vidéos hommage à Guernica, le chef d’œuvre de Picasso.

J’adore quand un artiste en revisite un autre. Ça témoigne de l’infinitude des regards, ça renforce l’œuvre originale et ça suscite de nouvelles émotions.

D’abord, un glissement qui pénètre le tableau pour nous en révéler ses détails, un film de Lena Gieseke.

Puis, cet étrange délire qui traverse les peintures emblématiques du 20ème siècle pour nous ramener sur Guernica comme si finalement, ça restait l’œuvre la plus marquante d’un siècle particulièrement sanglant. Le point de vue de son réalisateur Marcelo Ortiz.

05 septembre 2008