Archive du avril, 2008
Je ne sais pas s’il est possible de faire le même exercice en français. Je vous lance le défi de m’envoyer un texte dans la langue de Racine qui fonctionnerait sur le même principe.
Pour les unilingue qui n’auraient rien compris, le texte déroulé vers l’avant exprime une position apathique et négative envers l’environnement et le futur, mais dès qu’il est lu dans la direction inverse – ce qui est possible vu la manière astucieuse dont le texte a été construit, le sens change complètement. On est alors devant un texte militant qui revendique une prise de conscience et une action pour préserver l’environnement pour les générations futures.
Cette vidéo qui séduit est définitivement un bon coup écologique viral. Encore une preuve, qu’il est toujours possible de faire des vidéos originaules avec peu de moyen.
Un petit jeu de mise en scène toujours amusant.
J’ai un faible pour les deux derniers!
Il y a de ces films qu’on ne sait pas trop pourquoi on les aime. They are made out of meat est un de ceux-là.
Pour ceux qui sont unilingues francophones, ce n’est pas très compliqué. Le dialogue se résume à un extra-terrestre qui rapporte à son supérieur que les humains sont faits de viande. Ce dernier reste incrédule et suggère des contre-hypothèses qui sont déboutées par son subalterne.
C’est amusant comment la répétition de la phrase: » They are made out of meat » crée un rythme dans le film. Je ne sais pas si c’est intentionnel. Ça m’a fait pensé au « Tu n’as rien vu à Hiroshima » dans Hiroshima mon amour de Alain Renais. Je trouve assez judicieux aussi la manière dont les figurants participent au ton du film.
They are made out of meat est un film de Stephen O’Regan basé sur une nouvelle de Terry Bisson.
We have decided not to die (Nous avons décidé de ne pas mourir) est la vidéo que je vous propose aujourd’hui. Règle général, un titre participe de manière marginale à une oeuvre. Très souvent, on sent que l’auteur a attribué le titre par défaut, parce qu’il en faut un. Ici, tout le film prend son sens grâce à son titre. Esthétiquement, nous sommes dans l’univers publicitaires. On y reconnaît les mêmes obsessions : gens trop beaux, buildings gigantesques, images trop léchées, sentiment de flottement sur-appuyé. Basé sur la notion de rituel, c’est la mythologie moderne qui est mise en perspective et tout le paradoxe d’une société qui se raconte une histoire d’immortalité par le biais de ses publicités.
We have decided not to die est un film de Daniel Askill qui est diffusé sur le site officiel de Zed, la défunte excellente émission de la CBC qui faisait le pont entre la création de courts métrages et Internet. Vous pouvez aussi visiter le site officiel du film et lire une entrevue donnée par le réalisateur.







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